Accéder au contenu principal

Le Rein

Je suis le Rein
Ton hôte, clandestin
promis à ton corps fatigué
J'intègre, serein, ton destin

 Déterminé, à filtrer tout tes regrets
convaincu, aussi, de soulager tes peurs
Prêt, pour assouvir tous tes secrets
je m'implique, dans ta recherche d'un nouveau bonheur

Je suis le Rein
Ton Hôte, clandestin
Venu d'un corps lointain
Pour subvenir à tes besoins

 résolu , à te servir, au plus loin
Pour mettre un terme au rythme assassin
de tes longues  journées de soins
Qui ton laissée exsangue et sans faim

Je suis le Rein
Ton hôte , clandestin
Venu d'un corps lointain
fier de servir chaque matin
Ce corps qui t'appartient


Je te soulage et  te guide  vers de meilleurs chemins
Celui des lendemains, de tous les possibles
T'appartenir, me fais du bien
Sans rejet de ta part, je crois en nous, j'y suis sensible

Je suis ton Rein
Ton hôte, clandestin
Venu de ce corps lointain
Heureux, de renaître  enfin

JJR



Commentaires

  1. Des mots chantants reçus quasi en direct, difficile de les lire jusqu'au bout tant ils soulèvent l’Émotion. Le "porteur" est touché en plein cœur, il se promet à la seconde de les psalmodier tous les jours en guise de porte-bonheur. Six mois bientôt que ce don, source de devenir meilleur prend sa place dans un nouveau corps qui méritait sans doute de le recevoir. Deux rencontres pour poursuivre le chemin au delà du monde des mortels.

    Ah! AMI, cet événement a su encore t'inspirer, il redonne énergie au "receveur" qui chancelle parfois.

    RépondreSupprimer
  2. Tes mots, les siens dans sa réponse. Je ne saurai dire lesquels me bouleversent le plus.

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Ce que j'aurais aimé

J'aurais aimé la rencontrer, libre de son histoire, pour goûter sans partage aux saveurs des premiers moments. Délivrée des rancœurs, affranchie de ses défiances, envers moi, envers les hommes. J'aurais aimé lui raconter, m a soif de la découvrir, mon envie de la séduire. M on désir de l'épauler, de la soutenir sans faillir. La regarder à la dérobé, pour son charme, sa gaité, son  joli nez, voila mon droit. Les bras chargés de quelques fruits, je fuis, je suis épris. J'aurais aimé qu'elle me voie, comme un amant, l'approchant tendrement, pour étouffer tous ses tourments. Loin devant,  ces prétendants, que je croise à tout moment.  La regarder à la dérobé, pour ses grands yeux désabusés, pour sa voix aux tons narquois, voila mon droit. J'aurais aimé qu'elle arrête, de raconter sa vie, sa souffrance, à n'importe qui. Mais plutôt, qu'elle se confie à moi, qui la chéri. J'aurais aimé ne pas écrire,  c...

Une année de transition

Je suis retourné m'assoir au fond de mon jardin, pour essayer de me comprendre, pour réfléchir à un devenir. Il est vrai que cette année deux mille quinze, m'a quelque peu mal menée. Tout d'abord dans mon travail, ou tout c'est emballé quand mon idiot de collègue, certainement mal dans sa peau, c'est mis à médire sur moi en racontant des histoires rocambolesques. J'aime beaucoup les histoires, mais celles là je m'en serais bien passées. Le pire c'est qu'il a presque réussi à convaincre mon entourage professionnel avec ses idées saugrenues. Ce pauvre garçon, a fini par s’emmêler les pinceaux et a pris un congés maladie pour souffler. Il a bien raison, il faut qu'il se soigne . La toile qu'il essayait de peindre,  ne possède rien d'une œuvre d'art. Plutôt un pâté mesquin ou intelligence, bonté de cœur, sagesse, et professionnalisme non pas trouvés  leur place. Pour ma part, après un désarroi compréhensible, j'en retire une leçon....

La fête des mères

-Allo c'est papa, tu ne pars pas? -non je ne par s pas, je serai avec vous demain. -tu viendras manger alors, j'ai réservé au restaurant. -tu es sur de vouloir aller manger à l’extérieur avec maman? J'insiste vigoureusement car ma mère depuis deux ans déjà passe sa vie dans un fauteuil médicalisé ou dans son lit. Un Parkinson abouti, une maladie de cœur et un diabète sévère emprisonne sa fin de vie dans l'immobilité et le pays des ombres, elle n'y voit presque plus. Pierre, mon père, semble confiant; je comprends son désir de sortie, il peine chaque jour à accompagner sa femme. Il est lui aussi prisonnier de cette maladie et profite que nous soyons l à , nous ses enfants, pour s’évader de son quotidien , pour vivre ses envies. Ce dimanche matin, après une nuit agité ou je n'ai cessé de me demander comment nous allions pouvoir déplacer ma mère et si elle allait réussir à assumer ce repas, elle qui ne mange plus que des compléments alimentaires, ...