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Affichage des articles du février 15, 2015

j'ai de la peine

J’ai de la peine pour toi, mon travail. Je me souviens du jour où nous nous sommes rencontrés. Tu étais nouveau, indompté, à débourrer comme un jeune cheval. J’étais inexpérimenté, fougueux, rebelle et le cœur empli de tous les espoirs. Je t’ai aimé tout de suite, pour tout ce que tu proposais : vivre avec le singulier, accompagner la déficience, combattre l’indifférence. Les premières années, j’ai découvert qu’il n’y avait rien à comprendre, juste accepter ;  il fallait prendre le temps d’accueillir, d’admettre et de recevoir. En bon ouvrier, j’ai composé ma boite à outils, en désordre il est vrai les premiers temps. J’ai appris à utiliser le savoir-regarder et le savoir-écouter, équipements premiers du travailleur social. Je n’ai pas manqué de leur associer le « toujours chercher à comprendre », et le « ne jamais rien oublier ». Cela n’a pourtant pas suffi pour passer maître dans l’art d’accompagner la différence. De nombreuses année...