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Articles

Affichage des articles du octobre 27, 2013

A Oleg

                           Je ne pensais pas, Alexandre, t’écrire un nouveau texte d’adieu. Le dernier racontait ton départ à la retraite. Je te parlais alors, de notre entrée, dans l'automne de nos vies.   Cette saison  nous l’affectionnions tous les deux et elle vient de te choisir pour t'emmener loin de nous. Ton départ précipité me donne mal au cœur mon ami. Que s’est-il passé pour que tu abandonnes tes enfants, tes proches, ton rucher ? Deux petites années de retraite, c'est peu pour celui qui comptait les jours de son départ et qui ne doutait pas d’occuper avec passion, ce nouveau temps libre. Mes questions vont  rester sans réponse, mais je ne veux pas te laisser,  sans te redire une dernière fois, le plaisir que j'ai eu à connaitre l'être singulier que tu étais. Toujours à t’émerve...

les Alpes a vélo, avec Christian et l'autre.

Lundi deux septembre, il est dix sept heures et nous venons juste d'arriver a bourg Oisans. Devant l'hôtel du Terminus, accueil  pour les cyclistes du monde entier, nous scrutons la montagne qui nous fait face. Christian cherche avec un brin d’anxiété, l'amorce d'un lacet qui nous permettrait de visualiser avec certitude le mythique col de l'alpe du huez, avec ses vingt et un lacets interminables et ses quatorze kilomètres de montée. Mais celui que tout cycliste  rêve de gravi r au moins une fois dans sa vie, reste discret presque invisible, désirant peut-être nous surprendre par sa beauté et ses pourcentages élevés. En désespoir de cause et pour calmer notre désir d'en découdre avec ce géant alpin, nous visitons bourg Oisans et sa multitude de magasins pour vélos. Ce village est incontestablement la mécque d u cycliste !.   Mardi trois septembre, huit heure trente du matin, nous roulons vers le départ du col en silence, tendus mais prêt a nous surpasser...