Je ne pensais pas, Alexandre, t’écrire un nouveau
texte d’adieu.
Le dernier racontait ton départ à la retraite.
Je te parlais alors, de notre entrée, dans l'automne
de nos vies.
Cette saison nous l’affectionnions tous
les deux et elle vient de te choisir pour t'emmener loin de nous.
Ton départ précipité me donne mal au cœur mon ami.
Que s’est-il passé pour que tu abandonnes tes
enfants, tes proches, ton rucher ?
Deux petites années de retraite, c'est peu pour
celui qui comptait les jours de son départ et qui ne doutait pas d’occuper avec
passion, ce nouveau temps libre.
Mes questions vont rester sans réponse, mais
je ne veux pas te laisser, sans te redire une dernière fois, le plaisir
que j'ai eu à connaitre l'être singulier que tu étais.
Toujours à t’émerveiller des petits riens du
quotidien. Parfois tu laissais paraître ton désarroi et tes
incompréhensions face à la vie - cette vie qui ne t'a pas beaucoup épargné, que
tu as su rendre belle avec tes mots.
Tu viens de refermer pour toujours la porte de ton
existence, sache que je ne l'accepte pas, j'avais besoin de te savoir
vivant dans la mienne.
De ce point final mis à notre rencontre, je
garde précieusement nos bons moments et ton histoire de vie.
Va Alexandre ! Il est l'heure ! Je branche
le répondeur.
Toi, Tu t'occupes de nos destinées.
JJR
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