Je me suis quelques fois demandé, pourquoi dans les histoires que je vous raconte, je fais intervenir l'Autre, mon alter ego, mon double.
Celui qui me ressemble comme deux gouttes d'eau, mais que je ne reconnais pas comme un autre moi même.
Celui que je charge de me livrer sans détours et sans fioritures, sa vision sur mes imperfections, mes doutes, et mes peurs.
Une conscience que j’interroge pour me rassurer, pour ne pas me sentir seul devant ma conception de la vie. Au risque de passer à vos yeux pour une personne aux comportements névrotiques.
Je crois aujourd'hui avoir trouvé une réponse à ce questionnement. Il me faut pour cela revenir à la complexité et à l'incompréhension de mes relations à ma mère. Cela je vous l'ai explicité dans l'histoire (Vous souvenez vous ma mère....).
Tout est devenu plus clair, le jour, ou au détour d'une conversation, Jeanne ma mère me révèle, non sans soulagement pour elle , que je ne suis pas l'ainé de notre fratrie.
Juste avant moi il y a eu mon frère, mort lors d'une fausse couche. Certes, tôt dans le déroulement de sa grossesse, mais porté assez longtemps pour que mes parents projettent sur lui tous les espoirs que l'on peut ressentir et imaginer pour la venue d'un premier bébé.
Je n'étais donc pas l'enfant attendu, l'original, le vrai.
Je suis celui qui est venu estomper le traumatisme, celui qu'on a chéri doublement, parce que aussi en difficulté et fragile les premiers jours de ma vie.
A ce moment du récit vous pensez que je me l'a raconte ... l'histoire... .
Et bien peut-être... , mais comme moi vous trouverez troublant que le prénom que mes parents ont choisi de me faire porter, soit un prénom composé. Je me nomme Jean-jacques.
La version officielle de se choix , est que mon grand -père paternel a donné à l'enfant de sa fille, mon cousin, né six mois avant moi son prénom. Jacques.
Puis à mon arrivée dans ce monde, chacun semble découvrir que je suis le seul héritier mâle en charge de perpétuer le patronyme de famille!. Déconvenue de mon grand- père.... .
Pour lui faire plaisir et sacrifier à la coutume de l’époque, il est décidé que je porterai le prénom de son frère Jean, et le sien Jacques.
Ici aussi, j'ai servi par mon petit nom à atténuer les déceptions. Vous comprendrez alors, aisément que ces actions, certainement inconscientes de la part de mes parents, ne m'ont pas aidés à appréhender simplement mon déroulé de vie. Avec le temps je suis devenu complexe, sensible, en recherche de reconnaissance, en attente importante des autres.
Cette construction de personnalité, je ne m'en plaint pas, elle a fais de moi un être teinté d'originalité, un écorché vif, sans cesse en recherche de moyens de communication, toujours en compréhension de tout ce qui se passe autour de lui. Curieux des autres. Et cela me plais, même si , et je m 'en rends bien compte aujourd'hui, tous ces désirs et ressentis laissent place à une grande insatisfaction chronique. A un regard que je pose sur moi, naïf et quelques fois empreint d'un peu de narcissisme.
Je sais à présent que tout ce que je suis est à relier à mon histoire, on ne se construit pas tout seul, nos parents décident aussi pour nous, par leurs actes, de ce nous deviendrons plus-tard.
Je dois , que je le veuille ou pas composer avec ce frère, que mes parents ont décidé de ne pas oublier. En charge de son nom au quotidien, je lui garde une part de vie, dans quelques -unes de mes histoires. Et pour une fois dans ce fatras de MOI , je vais rester humble.
Il est l'original, je ne suis même pas le second, juste sa copie.
jjr
Celui qui me ressemble comme deux gouttes d'eau, mais que je ne reconnais pas comme un autre moi même.
Celui que je charge de me livrer sans détours et sans fioritures, sa vision sur mes imperfections, mes doutes, et mes peurs.
Une conscience que j’interroge pour me rassurer, pour ne pas me sentir seul devant ma conception de la vie. Au risque de passer à vos yeux pour une personne aux comportements névrotiques.
Je crois aujourd'hui avoir trouvé une réponse à ce questionnement. Il me faut pour cela revenir à la complexité et à l'incompréhension de mes relations à ma mère. Cela je vous l'ai explicité dans l'histoire (Vous souvenez vous ma mère....).
Tout est devenu plus clair, le jour, ou au détour d'une conversation, Jeanne ma mère me révèle, non sans soulagement pour elle , que je ne suis pas l'ainé de notre fratrie.
Juste avant moi il y a eu mon frère, mort lors d'une fausse couche. Certes, tôt dans le déroulement de sa grossesse, mais porté assez longtemps pour que mes parents projettent sur lui tous les espoirs que l'on peut ressentir et imaginer pour la venue d'un premier bébé.
Je n'étais donc pas l'enfant attendu, l'original, le vrai.
Je suis celui qui est venu estomper le traumatisme, celui qu'on a chéri doublement, parce que aussi en difficulté et fragile les premiers jours de ma vie.
A ce moment du récit vous pensez que je me l'a raconte ... l'histoire... .
Et bien peut-être... , mais comme moi vous trouverez troublant que le prénom que mes parents ont choisi de me faire porter, soit un prénom composé. Je me nomme Jean-jacques.
La version officielle de se choix , est que mon grand -père paternel a donné à l'enfant de sa fille, mon cousin, né six mois avant moi son prénom. Jacques.
Puis à mon arrivée dans ce monde, chacun semble découvrir que je suis le seul héritier mâle en charge de perpétuer le patronyme de famille!. Déconvenue de mon grand- père.... .
Pour lui faire plaisir et sacrifier à la coutume de l’époque, il est décidé que je porterai le prénom de son frère Jean, et le sien Jacques.
Ici aussi, j'ai servi par mon petit nom à atténuer les déceptions. Vous comprendrez alors, aisément que ces actions, certainement inconscientes de la part de mes parents, ne m'ont pas aidés à appréhender simplement mon déroulé de vie. Avec le temps je suis devenu complexe, sensible, en recherche de reconnaissance, en attente importante des autres.
Cette construction de personnalité, je ne m'en plaint pas, elle a fais de moi un être teinté d'originalité, un écorché vif, sans cesse en recherche de moyens de communication, toujours en compréhension de tout ce qui se passe autour de lui. Curieux des autres. Et cela me plais, même si , et je m 'en rends bien compte aujourd'hui, tous ces désirs et ressentis laissent place à une grande insatisfaction chronique. A un regard que je pose sur moi, naïf et quelques fois empreint d'un peu de narcissisme.
Je sais à présent que tout ce que je suis est à relier à mon histoire, on ne se construit pas tout seul, nos parents décident aussi pour nous, par leurs actes, de ce nous deviendrons plus-tard.
Je dois , que je le veuille ou pas composer avec ce frère, que mes parents ont décidé de ne pas oublier. En charge de son nom au quotidien, je lui garde une part de vie, dans quelques -unes de mes histoires. Et pour une fois dans ce fatras de MOI , je vais rester humble.
Il est l'original, je ne suis même pas le second, juste sa copie.
jjr
Les miroirs ne peuvent être révélateurs que lorsqu'on y plonge profondément son regard. Le trouble intérieur lié au sentiment d'être la copie d'un autre dérange et questionne. Apprivoiser cet autre peut ramener au calme.
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