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Articles

Affichage des articles du 2015

Le Chant des mots et ses Quatre Saisons

                            Prochainement, naîtra le printemps et viendra le moment  de demander mon temps Arrêter le plein temps, prendre du bon temps Du répit pour moi, longtemps, pour donner aux autres, de temps en temps Certains diront que j'aie le temps, mais avant peu, ce sera le moment Attendre pour partir serait inconvenant, il me faut laisser la place aux jeunes gens Avec empressement, je   guette le jour marquant où je ne serai plus présent Il semble urgent, je le ressens, de commencer mon autre temps Bientôt, viendra l’été et j'aurai la tête emplie   d’envie de liberté Profiter et concrétiser ne sera pas exagéré, je me sentirai grisé Mes derniers congés me donneront des regrets, pour tous ceux qui sont passés Commencera alors la dernière ligne droite, celle où les jours seront comptés Celle qui me fera désarmer,  ...

La soucoupe volante

Ce soir- là, ma compagne et moi étions invités à manger chez un couple d'amis musiciens. Nous devisions autour d'un bon repas, préparé par Julie la maîtresse de maison. Les conversations allaient bon train, sur  les enfants, le travail, les projets de vacances et les hobbies.  A ce propos, j'indiquais à mes hôtes mon plaisir d'imaginer et de créer des créatures extraordinaires auxquelles parfois j'aurais aimé attribuer une existence réelle sur notre terre. Un peu comme des extraterrestres qui seraient venus nous rendre visite. Précisant que j'adorais l'idée, "   selon laquelle nous ne sommes certainement  pas seul dans l'univers." Cette réflexion enthousiaste de ma part, pendant quelques instants, plongea la pièce dans le silence. Julie, après avoir regardé son compagnon Rémy et obtenu son assentiment, s'adressa à nous. Ils avaient quelque chose à nous dire! Et elle commença à raconter : …… . "- Dans les années quatre- vingt, ...

L'Autre, mon frére

Je me suis quelques fois demandé, pourquoi dans les histoires que je vous raconte, je fais intervenir l'Autre, mon alter ego, mon double.  Celui qui me ressemble comme deux gouttes d'eau, mais que je ne reconnais pas comme un autre moi même. Celui que je charge de me livrer sans détours et sans fioritures, sa vision sur mes imperfections,  mes doutes, et mes peurs. Une conscience que j’interroge pour me rassurer, pour ne pas me sentir seul devant ma conception de la vie. Au risque de passer à vos yeux pour une personne aux comportements névrotiques. Je crois aujourd'hui avoir trouvé une réponse à ce questionnement. Il me faut pour cela revenir à la complexité et à l'incompréhension de mes relations à ma mère. Cela je vous l'ai explicité dans l'histoire (Vous souvenez vous ma mère....). Tout est devenu plus clair, le jour, ou au détour d'une conversation, Jeanne ma mère me révèle, non sans soulagement pour elle , que je ne suis pas l'ainé de notre fr...

le mont de Galié sommet de l"amitié

J'ai deux amis qui aiment et font de la bicyclette depuis leur adolescence.  Joël et Christian, non jamais cessés de se lancer des défis à vélo, chacun voulant signifier à l'autre sa suprématie. Ce lien de compétitivité et notre histoire commune sur les bancs du lycée, à fait naître une amitié qui trente cinq ans plus tard , n'a pas pris une ride. Aujourd'hui, ces deux compétiteurs ont pris de l'âge et leur corps sait le leur rappeler. Mais dans leurs têtes, l'envie d'en découdre reste toujours aussi forte. Je me souviens les lundi matin sous le porche du lycée, écouter avec enthousiasme leur échappée du weekend. Ils ne se lassaient pas de commenter leurs courses et le perdant du moment s'employait autant qu'il le pouvait à justifier son échec. Tout y passait, le temps qui n’était pas favorable, le manque de kilomètres pour être en forme, le vélo aux réglages incertain, le surplus de poids fatidiques dans nos cols pyrénéens. Ces deux là n’arrêtai...

Une année de transition

Je suis retourné m'assoir au fond de mon jardin, pour essayer de me comprendre, pour réfléchir à un devenir. Il est vrai que cette année deux mille quinze, m'a quelque peu mal menée. Tout d'abord dans mon travail, ou tout c'est emballé quand mon idiot de collègue, certainement mal dans sa peau, c'est mis à médire sur moi en racontant des histoires rocambolesques. J'aime beaucoup les histoires, mais celles là je m'en serais bien passées. Le pire c'est qu'il a presque réussi à convaincre mon entourage professionnel avec ses idées saugrenues. Ce pauvre garçon, a fini par s’emmêler les pinceaux et a pris un congés maladie pour souffler. Il a bien raison, il faut qu'il se soigne . La toile qu'il essayait de peindre,  ne possède rien d'une œuvre d'art. Plutôt un pâté mesquin ou intelligence, bonté de cœur, sagesse, et professionnalisme non pas trouvés  leur place. Pour ma part, après un désarroi compréhensible, j'en retire une leçon....

La note Tronches de groove

Facétieuse elle rebondit sans cesse sur les fûts de sa batterie, crépitant d'impatience face à la caisse claire, étourdissante de rondeur dans la grosse caisse, jetant parfois sa hargne fugace sur les frêles cymbales, d'une voix dure, cinglante.  Elle est sauvage, et indomptée, fragile aussi.  Il lui cours après du mieux qu'il sait, du mieux qu'il peu. La garce connait bien l'affection qu'il lui porte. Elle en profite, lui fait tourner la tête, le mène à la baguette.  Désemparé il la regarde s'afficher dans toute sa rondeur, dans toute sa noirceur, contre la basse qui grogne de plaisir,  qui laisse entendre son souffle court et régulier.  Lui la connait mieux, il la sait volage, à expérimenté ses baisers et quand elle va trop loin,  armé de son archer, il la fait grincer de douleurs.  Elle fuit alors vers le clavier qui sous ses doigts protecteurs l'effleure avec douceur, canalise sa colère, apaise ses rancœurs.  Il lui parle en demi ton, el...

la décision

Il y a maintenant plus de vingt minutes que nous patientons devant l'entrée des soins intensifs de l’hôpital. Pierre mon père à trouvé appui contre le mur , face à la porte, il fatigue, son genou le chagrine. Nous attendons que l'on veuille bien nous ouvrir, pour aller visiter Éliane ma tante trisomique et sœur de mon père. Elle a été hospitalisée  pour un encombrement important des bronches, qui l’empêche de respirer correctement et lui provoque beaucoup de fièvre. La lumière verte s'affiche enfin, nous pénétrons dans le sas de stérilisation. J'aide mon père a se dévêtir , puis nous passons un produit désinfectant sur nos mains. L'infirmier nous invite à le suivre jusqu'à la chambre huit, il est sympathique et parle d'une voix douce. Il nous informe que le médecin de garde souhaite nous parler des que nous le voudrons. Dans la chambre il y a Claudine, l'autre sœur de mon père, elle nous accueille les yeux pleins de larmes.  Je regarde Éliane, elle ...

j'ai de la peine

J’ai de la peine pour toi, mon travail. Je me souviens du jour où nous nous sommes rencontrés. Tu étais nouveau, indompté, à débourrer comme un jeune cheval. J’étais inexpérimenté, fougueux, rebelle et le cœur empli de tous les espoirs. Je t’ai aimé tout de suite, pour tout ce que tu proposais : vivre avec le singulier, accompagner la déficience, combattre l’indifférence. Les premières années, j’ai découvert qu’il n’y avait rien à comprendre, juste accepter ;  il fallait prendre le temps d’accueillir, d’admettre et de recevoir. En bon ouvrier, j’ai composé ma boite à outils, en désordre il est vrai les premiers temps. J’ai appris à utiliser le savoir-regarder et le savoir-écouter, équipements premiers du travailleur social. Je n’ai pas manqué de leur associer le « toujours chercher à comprendre », et le « ne jamais rien oublier ». Cela n’a pourtant pas suffi pour passer maître dans l’art d’accompagner la différence. De nombreuses année...

En deséspoir de cause

Ce matin, j'ai voulu écrire pour me sourire. mais sur mes lèvres, aucun mots pour y souscrire. En désespoir de cause, j'ai ouvert un glossaire à la lettre A . Au mot amour, je me suis arrêté, pour mieux le  contempler. Du bout de mes yeux, je l'ai effleuré, tendrement, ardemment. j 'y ai lu tout ce dont je rêve, affection, goût, , relation, dévotion, érotisme . Je suis épris de ce mot, mordu même, toqué peut-être. je m'en suis amouraché avec jouissance et délectation. Ce matin pourtant, en y regardant de plus près, j'ai l'impression de ne plus le connaître. Il m’échappe, et s' enfuit loin de moi, me laissant froid, endormi, sans exaltation. En désespoir de cause, je suis allé plus loin, à la lettre P . Au mot passion je me suis alliè, pour essayer de me rassurer. Ardant je le suis, plein d’élan, chaleureux et fougueux aussi. Alors pourquoi ce doute, se sentiment d'abandon. La peur au ventre, j'ai fouillé plus encore cette définiti...