Accéder au contenu principal

Le Chant des mots et ses Quatre Saisons


                           



Prochainement, naîtra le printemps et viendra le moment  de demander mon temps
Arrêter le plein temps, prendre du bon temps
Du répit pour moi, longtemps, pour donner aux autres, de temps en temps
Certains diront que j'aie le temps, mais avant peu, ce sera le moment
Attendre pour partir serait inconvenant, il me faut laisser la place aux jeunes gens
Avec empressement, je  guette le jour marquant où je ne serai plus présent
Il semble urgent, je le ressens, de commencer mon autre temps

Bientôt, viendra l’été et j'aurai la tête emplie  d’envie de liberté
Profiter et concrétiser ne sera pas exagéré, je me sentirai grisé
Mes derniers congés me donneront des regrets, pour tous ceux qui sont passés
Commencera alors la dernière ligne droite, celle où les jours seront comptés
Celle qui me fera désarmer,  face aux rancœurs, aux contrariétés
Espérer, projeter, seront mes mots d'entrée dans cette nouvelle ère, celle des libertés

Arrivera alors l'automne, période propice au plaisir de se dire au revoir
Au besoin de garder ancré en nous les jours gais, les jours noirs
A l'envie d’exercer une dernière fois son savoir, sans faux espoirs
A remercier chacun, le leur témoigner et leur dire au plaisir de se revoir
Sursoir à ses derniers devoirs, écrire le dernier compte rendu au stylo noir

La fin de l'année et son mois de décembre marqueront  l’obtention de tous mes droits
Le moment de poser, mes jours de congé, de récupération, d’ancienneté comme il se doit
De remercier, pour leur confiance, tous ceux que j'ai pu aider je ne sais combien de fois
Et le dernier jour de l'an, m’inviter à poser un regard empli de mansuétude sur ces douze derniers mois. 
                                                                 
                                                        
 JJR


                                                         
                                                                  







Commentaires

  1. Un futur départ joliment raconté. il faudra te rappeler de tes vœux lorsque l'été arrivera et dès à présent te préparer à soulager ton cœur qui sera "gros". Je ne doute pas que les signes d'amitié que tu recevras seront sincères.Une nouvelle vie prendra place où sans doute musique, écriture et création empliront une bonne partie de ton futur temps, ce sera aussi pour notre plus grand plaisir.

    RépondreSupprimer
  2. Je ne saurais pas reprendre ta jolie plume pour t'écrire ces quelques mots.
    Nous sommes, donc, à présent arrivés à la dernière strophe de ton texte.

    Ce n'est pas sans nostalgie, même si notre travail ensemble fut court, que je suis passée devant ton bureau et ai réalisé que quelqu'un d'autre l'habitait. Tu vas nous manquer au service.
    Je suis heureuse d'avoir pu te croiser sur ma route. Une belle et riche rencontre.

    Je reste persuadée que cet autre temps sera plein de belles surprises et sera synonyme de réalisation personnelle. Tu vas pouvoir te consacrer à tes passions et faire vivre pleinement l'artiste que tu es.
    C'est avec plaisir que je prendrai le temps de te lire, de contempler tes oeuvres et de t'écouter ; de suivre l'homme que tu deviens.

    Ce n'est pas une fin, mais un début !
    Régale toi, Hervé !

    RépondreSupprimer

Enregistrer un commentaire

Posts les plus consultés de ce blog

Ce que j'aurais aimé

J'aurais aimé la rencontrer, libre de son histoire, pour goûter sans partage aux saveurs des premiers moments. Délivrée des rancœurs, affranchie de ses défiances, envers moi, envers les hommes. J'aurais aimé lui raconter, m a soif de la découvrir, mon envie de la séduire. M on désir de l'épauler, de la soutenir sans faillir. La regarder à la dérobé, pour son charme, sa gaité, son  joli nez, voila mon droit. Les bras chargés de quelques fruits, je fuis, je suis épris. J'aurais aimé qu'elle me voie, comme un amant, l'approchant tendrement, pour étouffer tous ses tourments. Loin devant,  ces prétendants, que je croise à tout moment.  La regarder à la dérobé, pour ses grands yeux désabusés, pour sa voix aux tons narquois, voila mon droit. J'aurais aimé qu'elle arrête, de raconter sa vie, sa souffrance, à n'importe qui. Mais plutôt, qu'elle se confie à moi, qui la chéri. J'aurais aimé ne pas écrire,  c...

Une année de transition

Je suis retourné m'assoir au fond de mon jardin, pour essayer de me comprendre, pour réfléchir à un devenir. Il est vrai que cette année deux mille quinze, m'a quelque peu mal menée. Tout d'abord dans mon travail, ou tout c'est emballé quand mon idiot de collègue, certainement mal dans sa peau, c'est mis à médire sur moi en racontant des histoires rocambolesques. J'aime beaucoup les histoires, mais celles là je m'en serais bien passées. Le pire c'est qu'il a presque réussi à convaincre mon entourage professionnel avec ses idées saugrenues. Ce pauvre garçon, a fini par s’emmêler les pinceaux et a pris un congés maladie pour souffler. Il a bien raison, il faut qu'il se soigne . La toile qu'il essayait de peindre,  ne possède rien d'une œuvre d'art. Plutôt un pâté mesquin ou intelligence, bonté de cœur, sagesse, et professionnalisme non pas trouvés  leur place. Pour ma part, après un désarroi compréhensible, j'en retire une leçon....

Les mots du cœur

Tu as toujours aimé voyager Jeanne, ce plaisir de l’ailleurs tu y as goutté avec délectation. Certes avec tes petits moyens financiers, sans faire le tour du monde loin s'en faut, mais juste assez pour être heureuse dans ces moments là avec ton amour de mari. Pourtant, depuis le début de cette année, je ne sais par quelle fantaisie, tu t'es mis en tête de partir seule a la découverte des centres hospitaliers de la région. Cela fait bientôt six mois que tu n'as pas passé plus de quinze jours dans ta maison. Dans ces villégiatures obligées, Pierre ton amour d'homme peine a te suivre, il voudrait que tu t'arrêtes, que tu te décide a rentrer chez toi. Tes yeux de vieille femme usée par les maladies contredissent ses espoirs, lui confirment la dure réalité de tes maux de cœur. Moi aussi je voudrais que tu arrêtes ce voyage, il ne me plaît pas. N'as tu pas aimé nos escapades ces trois dernières années?. La Camargue, le Périgord, la suisse. Moi j'y a...