J'aurais aimé la rencontrer,
libre de son histoire, pour goûter sans partage aux saveurs des premiers moments.
Délivrée des rancœurs, affranchie de ses défiances, envers moi, envers les hommes.
J'aurais aimé lui raconter,
ma soif de la découvrir, mon envie de la séduire.
Mon désir de l'épauler, de la soutenir sans faillir.
La regarder à la dérobé, pour son charme, sa gaité, son joli nez, voila mon droit.
Les bras chargés de quelques fruits, je fuis, je suis épris.
J'aurais aimé qu'elle me voie,
comme un amant, l'approchant tendrement, pour étouffer tous ses tourments.
Loin devant, ces prétendants, que je croise à tout moment.
La regarder à la dérobé, pour ses grands yeux désabusés, pour sa voix aux tons narquois, voila mon droit.
J'aurais aimé qu'elle arrête,
de raconter sa vie, sa souffrance, à n'importe qui.
Mais plutôt, qu'elle se confie à moi, qui la chéri.
J'aurais aimé ne pas écrire,
ces mots qui n'ont pas su convaincre, son cœur blessé.
Ils signent aussi mon impuissance, à me faire aimer d'elle.
La regarder à la dérobé, se battre, s'abîmer et perdre espoir, voila mon droit
Les bras chargés de quelques fruits, je m'enfuis, loin d'ici.
JJR
Partir faire ses courses et rentrer avec un panier plein de fruits et le cœur pressé! De la vie coule un jus tantôt sucré, amer ou acide mais rarement insipide...
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RépondreSupprimerTrès beau texte....continues à me faire plaisir en écrivant.
Bises Mr Rousse